La belle rencontre

Le contraire d'une rencontre fâcheuse
 
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 Au commencement était Abuzinos.

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jemrobe
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MessageSujet: Au commencement était Abuzinos.   Mar 11 Avr 2006 - 19:36

Abuzin, tu viens de nous rappeler que ton épouse était Grecque, elle connaît donc la genèse grecque par cœur et je suppose que pour ne pas exciter sa jalousie tu n’as jamais osé lui raconter ta participation à cette période sexuellement très mouvementée durant laquelle tu étais appelé Abuzinos .

Je subodore même que tu aurais oublié cet épisode terrible de ta première existence terrestre aussi j’estime de mon devoir de te le rappeler ici.

Au commencement était Chaos. Il avait juste surgi ainsi, sans forme, sans bruit, sans éclat et d’une taille infinie.
Un jour Chaos donna le jour à Gaïa, la Terre.
Gaïa était très féconde et elle enfanta d’un œuf d’où jailli Éros, la pulsion de l’amour.
Éros circula dans l’univers, invisible, impalpable, mais répandant partout ses pulsions amoureuses.

Chaos engendra alors Érèbe, les Ténèbres, et Nyx la Nuit. Tous deux ne tardèrent à s’accoupler pour enfanter Aither, Éther, qui monta surplomber l’univers et Hemare, la lumière qui entreprit de l’éclairer.

Les ténèbres et la nuit se chamaillaient et détestaient leurs enfants. Dès qu’apparaissaient l’Éther et la lumière les ténèbres et la nuit déguerpissaient, et lorsqu’ils revenaient, c’était au tour des autres de s’en aller.

Gaïa de son côté continuait d’enfanter.
Apparurent ainsi Abuzinos, le ciel, qu’on appelait aussi Ouranos, Ouréa, les montagnes, Pontos, l’eau et un quatrième qui resta dissimulé dans le giron de sa mère, Tartare le monde souterrain des cavernes.

Gaïa était ce qu’on appellerait aujourd’hui une obsédée sexuelle et avec son premier fils, Abuzinos, elle mit au monde douze Titans trois Cyclopes et trois Hécatonchires, géants aux cinquante têtes et cent bras.

Abuzinos se rendant compte qu’il n’était qu’un jouet dans les bras de sa mère refusa le rôle de père et emprisonna tout le monde dans les cavernes de Tartare.

Furieuse Gaïa forgea une serpette acérée qu’elle tendit à ses enfants prisonniers dans les souterrains afin qu’ils tuent Abuzinos pour se libérer.
Seul Chronos, le benjamin des Titans osa prendre la serpette et survint tandis qu’Abuzinos prenait de force sa mère Gaïa.
Chronos s’empara du sexe de son père, le trancha et le jeta à la mer.

Abuzinos hurla de douleur et maudit son enfant en prédisant que celui qui avait osé porter la main sur son créateur serait à son tour frappé par son propre fils.

Voilà la véritable et terrible histoire qu’Abuzin avait voulu nous cacher.

J’entrevois de chez moi l’horreur qui se peint sur le visage des rencontreuses découvrant l’abomination de la mutilation subie alors par Abuzin.

Je parlais évidemment des seules rencontreuses dénuées du sens de l’observation du détail qui sauve la situation.
Pour finir de vous rassurer je vous conseillerai donc de retourner contempler l’homme parfait dessiné par Leonardo et vous pourrez constater que le mal a depuis été réparé.
Ouf….

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La démocratie s’arrête là où commence la raison d’État. Charles PASQUA.
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abuzin
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MessageSujet: Re: Au commencement était Abuzinos.   Jeu 13 Avr 2006 - 1:19

jemrobe a écrit:
J’entrevois de chez moi l’horreur qui se peint sur le visage des rencontreuses découvrant l’abomination de la mutilation subie alors par Abuzin.

Alors qu'un jour où jerombe et moi, spartiates accomplis, faisions le siège de l'arrogante Athènes, il me demanda : "Ô Abuzinos, comment puis-je rivaliser avec toi auprès d'Hélène (toutes les femmes grecques s'appelaient Hélène de ce temps-là) ?" Je lui répondis : "fais comme moi, fais-toi en couper la longueur d'un bras". C'est-là que dans une fausse manoeuvre, jerombe perdit sa jambe. La colère lui allongea considérablement la langue et il perdit son laconisme (proverbial pour un spartiate). Bizarrement, il connu un succès certain auprès d'Hélène. Je n'ai jamais su si c'était dû à son appendice linguale ou à sa jambe de bois affraid

abuzin
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Au commencement était Abuzinos.
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