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 livre Besancenot

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arnold.jack
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MessageSujet: livre Besancenot   Ven 20 Fév 2009 - 10:48

Je viens d'acheter le livre de Besancenot/Bensaïd ' Pour un socialisme du XXI° siècle - Prenons parti"

Je le lis sans préjuger du contenu en selectionnant les passages qui expliquent le capitalisme. Ceux qui proposent autre chose. Ceux qui posent des questions sans y répondre.

Dans cette rubrique je ferai peut-être quelques citations ?

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Ven 20 Fév 2009 - 15:14

Sans doute le livre tente-t-il de répondre à la question de savoir si l'idée même de socialisme telle qu'elle fut élaborée au siècle dernier est toujours pertinente aujourd'hui ?
J'attends ton analyse avant d'investir. study

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Ven 20 Fév 2009 - 16:45

Je n'en suis qu'au début mais je crains que non.

La critique des banquiers, l'explication de l'accumulation du capital et de l'accroissement du potentiel des actionnaires au détriment de celui des travailleurs est présenté sous un aspect qui semble évident.

Jusque là je ne vois pas que la solution soit différente ce celle qui a conduit l'URSS au déclin.

Mais je ne vais pas préjuger. Je lis et je note.

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Sam 21 Fév 2009 - 21:12

Dans la critique du capitalisme et de son avatar le libéralisme on, entend répéter à longueur de journée que la pire menace pour l'ordre économique mondiale serait le protectionnisme.
Un article démystificateur sur ce concept "fumeux j't'embrouille", article bienvenu à mon sens est à lire ici.

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arnold.jack
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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Dim 22 Fév 2009 - 10:11

Je vais lire ce à quoi conduit ce lien

J'avance dans le livre et je redécouvre le rôle des conseils ouvriers dans la conduite d'un pays ... Le monde des soviets, je ne pensais pas qu'on le réhabiliterait si tôt. Pas plus qu'une révolution culturelle à la Chinoise ... J'interprète peut-être ?

Mais je n'ai pas tout lu.

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Dim 8 Mar 2009 - 17:12

J’ai vu que O.Besancenot était ainsi qualifié par le titre d’un livre : « L’homme sans solution ». Il me semble, en effet, que ce « révolutionnaire » ne tient guère compte des expériences communistes actuelles ou passées. Je le cite :

Citation :
Page 179 « Nous proposons le partage du temps de travail : que les salariés travaillent moins longtemps, afin que tous puissent trouver un emploi grâce à ce temps de travail libéré…

…La bonne durée du temps de travail est sûrement celle qui peut permettre à tous d’avoir un emploi. Etablir une échelle mobile du temps de travail, qui l’adapte régulièrement au nombre d’emplois occupés, ne laisserait personne sur le carreau. »

Dans « rêve en ergastule » une ébauche de solution est proposée pour répartir le travail au sein d’une cité utopique. Histoire d’agiter nos neurones pouvons-nous imaginer des essais de possibles ?


L’abéliste, que je m’efforce d’être, invite à la confrontation de nos points de vue sur ce thème du travail et du chômage.

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Lun 9 Mar 2009 - 7:15

jemrobe a écrit:
Sans doute le livre tente-t-il de répondre à la question de savoir si l'idée même de socialisme telle qu'elle fut élaborée au siècle dernier est toujours pertinente aujourd'hui ?

Pour que les idées politiques, quelles qu'elles soient, soient pertinentes, il est indispensable qu'elles soient acceptées par la plus grande partie de la société.

On ne peut pas imposer le socialisme. Pas plus que le libéralisme, ou même la simple démocratie sans cela. Personne n'est contre la solidarité, encore faut-il en avoir besoin. Lorsque la solidarité est perçue comme une contrainte à sa propre liberté, même la solidarité imposée est perçue comme une dictature venant de l'État.

Une société de nantis s'oppose à tout changement. Sa tendance devient l'individualisme. Nous vivons des temps individualistes. Nous sommes sensé vivre une crise financière, mais qui la perçoit tant qu'il a du travail et qu'il peut répondre à ses propres besoins ?

Tout est question d'éducation, et la politique est l'enfant pauvre de l'éducation. L'Afrique crève de faim et tous le monde s'en fout parce qu'il mange à sa faim. S'intéresser à la politique nécessite une vision à long terme. L'être humain ne voit pas plus loin que la journée qu'il a à vivre.

L'humanité manque d'ambition politique parce que la majorité, celle qui compte, celle des pays riches, ne perçoit pas les urgences des pays pauvres. C'est tellement vrai, qu'elle ne perçoit pas ses urgences chez elle. Des gens dorment dans la rue dans nos villes.

La politique sera toujours un échec tant que les individus ne parviendront pas à acquérir le regard de l'autre. Il faut une éducation à la misère de l'autre. L'autre, c'est d'abord l'avenir de notre propre progéniture. Tant que l'on a pas d'enfant, l'autre n'existe pas, et la nécessité de s'en préoccuper, donc de la politique, non plus.

L'alliance n'est une évidence que pour ceux qui sont en danger. Le socialisme est une évidence parce que notre futur est en danger. Mais qui s'en souciera aujourd'hui ? Très peu de gens en somme. Vous en doutez ? Qu'avez-vous fait pour l'autre aujourd'hui, hier, dans votre vie ?

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abuzin
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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Lun 9 Mar 2009 - 7:41

arnold.jack a écrit:
J’ai vu que O.Besancenot était ainsi qualifié par le titre d’un livre : « L’homme sans solution ». Il me semble, en effet, que ce « révolutionnaire » ne tient guère compte des expériences communistes actuelles ou passées.

Le communisme n'a été un échec que parce que celui qui a eu le pouvoir l'a perçu comme une reconnaissance de son intelligence et de ses capacités, et non comme la capacité d'être au service de l'autre et de changer les choses. Ce n'est pas le communisme qui a été un échec, ce sont ceux qui l'avait en charge qui sont responsables de ce qu'il a produit. L'arme sert-elle à tuer ou à protéger ? Qui vise et appuie sur la gâchette ? Quand un homme est tué, qui est responsable : l'arme ou celui qui s'en est servi ? Cela enlève-t-il la potentialité de son bon usage à l'arme ? Il en est de même du communisme.

La politique doit se traiter en "bon père de famille". Le bon père n'est pas un dictateur, son pouvoir doit viser la justice et l'équité pour ses enfants. Gandhi l'avait bien compris. Il a été le seul véritable politicien intègre de l'humanité. Je n'en vois pas d'autre, ni hier, ni aujourd'hui.

Ce n'est pas le travail qui doit être partagé, ce sont les ressources qu'il produit. Aucun père ne laisserait son enfant mourir de faim au prétexte que celui-ci ne produirait rien et n'aurait que des besoins. Ce que nous possédons, nous l'avons reçu, et nous devons le rendre avec intérêt. Celui qui à la force de travail doit partager ce qu'elle produit avec ceux qui ne l'ont pas ou qui ne l'ont plus.

Si nous sommes humains, nous sommes redevables à notre propre espèce. C'est le sens d'une communauté bien comprise par ses membres. Quand les hommes portent prioritairement d'autres étiquettes que la simple humanité, ils insultent l'espèce humaine. Nous sommes les enfants de l'humanité. Il n'y a rien de pire qu'un enfant ingrat, à part, peut-être, un père qui ne se soucie pas de ses enfants.

Etc, etc. Tout cela est tellement évident, mais qui s'en rend compte ?

Il ne faut pas demander à Besancenot de rendre des comptes sur l'échec du communisme. Il n'a jamais été au pouvoir. Nous si, parce que nous avons vécu et que nous avons laissé faire ce qui était indigne. Ce ne sont pas les enfants qui sont responsables des actes de leurs pères. Les allemands d'aujourd'hui sont-ils les nazis d'hier ? Les américains d'aujourd'hui sont-ils les libérateurs d'hier ? Et nous qui sommes-nous, et qu'elle a été la portée de nos actes ?

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Lun 9 Mar 2009 - 10:40

Abuzin écrit :

« Ce n'est pas le travail qui doit être partagé, ce sont les ressources qu'il produit »

Je pense que richesses, production de richesses, monnaie pour acheter ces richesses, sont des éléments inséparables.

C’est- à- dire que dans une société, chacun doit contribuer à la part du travail global, chacun doit avoir de quoi acquérir une part de la production de ce travail.

Un bon système ne peut laisser quiconque hors du circuit travail/consommation.

Le livre de Besancenot insiste sur les travers du capitalisme, il lance quelques ébauches de solutions que je voudrais discuter. Il me semble qu’il oublie que le rêve socialiste a déjà séduit des foules qui se sont trouvées flouées et que par conséquent il n’est pas possible de convaincre sans présenter, dans le détail, la mise en place de son idéal.

Par exemple il semble redouter la bureaucratie, quelle structure décisionnelle mettre en place pour ne pas secréter une nouvelle classe dirigeante soucieuse de garder la « dictature SUR le prolétariat ».

Donc reprise du sujet : quels mécanismes imaginer pour que chacun ait sa part dans la production des richesses, que chacun ait à consommer en fonction de ce qu’il a fourni comme efforts dans cette production ?

Si Lénine a pensé le socialisme comme les soviets plus l’électricité, que peut-on penser de l’informatique au service de l’organisation du monde ?

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Lun 9 Mar 2009 - 21:31

arnold.jack a écrit:
Abuzin écrit :

« Ce n'est pas le travail qui doit être partagé, ce sont les ressources qu'il produit »

Je pense que richesses, production de richesses, monnaie pour acheter ces richesses, sont des éléments inséparables.

C’est- à- dire que dans une société, chacun doit contribuer à la part du travail global, chacun doit avoir de quoi acquérir une part de la production de ce travail.

Un bon système ne peut laisser quiconque hors du circuit travail/consommation.

La citation complète est nécessaire si l'on veut comprendre ce que je dis.

abuzin a écrit:
Ce n'est pas le travail qui doit être partagé, ce sont les ressources qu'il produit. Aucun père ne laisserait son enfant mourir de faim au prétexte que celui-ci ne produirait rien et n'aurait que des besoins. Ce que nous possédons, nous l'avons reçu, et nous devons le rendre avec intérêt. Celui qui à la force de travail doit partager ce qu'elle produit avec ceux qui ne l'ont pas ou qui ne l'ont plus.

Pour moi la matrice de l'humanité, c'est la famille. Chacun à son rôle et ses tâches dans la famille. Si les enfants ne travaillent pas, ils doivent passer leur temps à apprendre afin que l'investissement des parents en eux ne se fassent pas en pure perte.

Dans la société, quelqu'un qui est au chômage doit se recycler. Être chômeur, c'est un travail à temps plein. On ne paye pas un chômeur pour lui offrir des vacances au frais de la société. Ce temps doit être mis à profit. Je dirais même que je serais bien pour qu'il y ait une véritable rotation dans le chômage. Afin que personne ne reste dans le train-train quotidien.

Il faut que l'individu, au travail, reste performant. Pour cela, il faut que de temps en temps, il puisse se ressourcer, et prendre le temps de faire le point. Par exemple, je suis informaticien de réseau. Par la force des choses, mon travail m'a spécialisé, mais il m'a également déformé. J'ai peu de temps pour me remettre à jour, dans un domaine qui pourtant évolue tous les jours. Au total, force m'est de conclure que mon entreprise et moi y perdons tous les deux.

De la même manière, je suis dans mon entreprise depuis près de vingt ans. Cela devient le "sentier des vaches". Le goût pour le travail y perd certainement, et l'énergie est à la baisse. J'ai bientôt 54 ans, et partir serait un risque certain. Quand on constate cette évidence, on se rend compte des faiblesses du système. Si j'avais confiance dans le système, je n'hésiterais pas un instant dans une année de chômage consacrée à me requinquer tant physiquement qu'intellectuellement. La vie c'est le mouvement, quand on ne bouge plus on est en danger de mourir.

Le chômage est compris comme une mise au rebut. Cela ne devrait pas être le cas. Si le personnel est au service de l'entreprise, la réciprocité voudrait que l'entreprise soit également au service du personnel. L'entreprise doit être à l'image de la matrice familiale. L'entreprise ne doit pas être au service du patron ou des actionnaires. Une part de l'actionnariat devrait être au main du personnel. S'il y a des résultats, tous le monde doit en tirer profit. Inversement, si les résultats sont mauvais, tous le monde doit serrer les cordons de la bourse.

arnold.jack a écrit:
Le livre de Besancenot insiste sur les travers du capitalisme, il lance quelques ébauches de solutions que je voudrais discuter. Il me semble qu’il oublie que le rêve socialiste a déjà séduit des foules qui se sont trouvées flouées et que par conséquent il n’est pas possible de convaincre sans présenter, dans le détail, la mise en place de son idéal.

Besancenot a tout à fait raison, et je ne crois pas qu'il "oublie" les échecs du passé. Je me suis déjà expliqué plus haut là-dessus. Si toi tu penses à aux "échecs" du socialisme, pourquoi, lui qui est un "spécialiste" concerné du communisme, ni penserait-il pas ? On fait beaucoup de procès en dogmatisme, aujourd'hui. Ca doit être à la mode. Si il y a bien un aspect des choses sur laquelle j'aimerais insisté, c'est sur la cohérence de Besancenot. Il n'a rien d'un révolutionnaire aigri et hystérique. Bien au contraire, il est d'un calme olympien ... et réfléchi. Je ne l'ai jamais vu en perdition face aux journalistes ou aux contradicteurs.

arnold.jack a écrit:
Par exemple il semble redouter la bureaucratie, quelle structure décisionnelle mettre en place pour ne pas secréter une nouvelle classe dirigeante soucieuse de garder la « dictature SUR le prolétariat ».

La raison veut que l'on ne gouverne bien que ce que l'on voit de ses propres yeux. C'est parce que l'on a oublié ce principe, que les politiciens gouvernent des ersatz de citoyens, tout comme les citoyens élisent des ersatz de politiciens. Les besoins étant ceux du peuple, c'est du peuple que doit remonter les demandes. Les politiciens étant aux services du peuple, et non l'inverse, les politiciens locaux auront à cœur, en "héros" qu'ils devraient être, de faire remonter au niveau supérieur les demandes du peuple. La gouvernance doit se faire par consensus. Sans consensus, il n'y a pas de demande qui puisse être légitimée.

arnold.jack a écrit:
Donc reprise du sujet : quels mécanismes imaginer pour que chacun ait sa part dans la production des richesses, que chacun ait à consommer en fonction de ce qu’il a fourni comme efforts dans cette production ?

Ce n'est pas en fonction de ses efforts que le citoyen doit être payé, mais en fonction de ses vrais besoins. C'est dans une solidarité bien comprise que s'édifie la famille, c'est de la même manière que s'édifie une société ou une nation, sinon en est dans le libéralisme et le chacun pour soi, qui ouvre la porte à tous les abus et les pires misères. Il y aurait des "méritants" et puis des "moins que rien". Partant du principe que chaque adulte a été un enfant, et que ses parents ont fondé les plus grands espoirs pour lui, la société se doit de soutenir ces/ses "enfants". Sinon, il faut ouvrir des institutions où ces "laissés-pour-compte" seront "avortés" en toute logique. On est en gestation dans le ventre de sa mère, on est aussi en gestation dans le ventre de la société. Une mère qui ne se soucie pas de ses enfants les plus faibles est une mère indigne. L'histoire de l'humanité ne doit pas se calquer sur la sélection naturelle.

arnold.jack a écrit:
Si Lénine a pensé le socialisme comme les soviets plus l’électricité, que peut-on penser de l’informatique au service de l’organisation du monde ?

L'informatique, c'est comme le reste, on l'utilise bien ou on l'utilise mal. Ce n'est qu'un outil qui n'est fait que de raison pure. Ceux qui ne font appel qu'à la raison pure oublient la finalité de la subjectivité qui est un autre outil qui agit comme une loupe sur les choses en en grossissant les traits. C'est de ce travail préparatoire que bénéficie la raison. La raison permet d'établir des principes dans la confusion et le flou des choses. Il n'y a pas un scientifique qui n'ait pas "rêvé" son travail avant de l'épurer. On appelle cela la démarche heuristique qui devient la démarche algorithmique lorsqu'aucun "sens" n'apparaît plus dans la recherche.

Souvent lorsque les utilisateurs sont perdus devant la machine, je leur dis que c'est un être humain qui l'a conçu pour que son utilisation soit la plus évidente possible à l'utilisateur. Je leur demande alors où ils s'attendraient à trouver la fonction désirée. C'est seulement à ce moment-là qu'ils commencent à regarder les menus en haut de leur fenêtre de travail ou le menu contextuel où pointent leur souris. Avant cela, ils se comportent comme des cyclistes qui marchent à côté de leur vélo. Ils ne veulent pas comprendre à quoi leur sert leur vélo.

Pour leur défense, il faut dire que Microsoft a déformé des millions d'utilisateurs, qui croient que l'informatique doit être compliquée pour être performante.

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Mar 10 Mar 2009 - 17:17

Nous sommes d’accord que Besancenot n’est ni un naïf ni un sot. Il faut espérer qu’il n’est pas qu’un utilisateur du malaise populaire à seule fin d’arriver au pouvoir.

Point positif : il semble qu’il ne veuille pas démarrer sur un système préconçu ou obsolète. Son nouveau parti serait d’abord une base de réflexion.

Cependant, dans tout cela, rien de nouveau. Le premier site du NPA faisait figure d’une « campagne des cents fleurs » à la mode Mao. Hors, le site est déjà fermé. Les sympathisants, les utopistes divers, sont indésirables !

Au fond, les discussions que j’aurais aimé avoir, entre adhérents, sympathisants et opposants, nous les aurons peut-être ici.

Ce jeune révolutionnaire, jusque là sympathique, quelles solutions propose-il ?

J’ai cité ses phrases sur le travail/chômage, non pour critiquer mais pour essayer de voir ce qu’il serait possible d’imaginer à partir de là.

Le point de vue que tu donnes :

Citation :
« Ce n'est pas en fonction de ses efforts que le citoyen doit être payé, mais en fonction de ses vrais besoins »

Ce point de vue est souvent repris par les jeunes, est-il dynamisant ?

Si les efforts ne sont pas récompensés, y aura-t-il incitation à faire au mieux ?

Qu’est ce que de vrais besoins ? Différences entre envies et besoins, superflu et essentiel ? Quels éléments sont utiles ou indispensables à une société qui veut progresser en bien-être et en lucidité ?


Citation :
« Être chômeur, c'est un travail à temps plein. On ne paye pas un chômeur pour lui offrir des vacances au frais de la société. Ce temps doit être mis à profit. »

Abéliste utopique, j’imaginais dans « Rêve en ergastule » - un Revenu minimum d’existence à tout humain, de la naissance à la mort. - Une vie faite de trois temps : loisirs, études, travail. - De l’argent pour un individu : le RME, le salaire, les primes pour études conduisant à « diplômes » divers.

Un chômeur qui prépare divers CAP serait gratifié d’une somme (remboursement des études et prime) à chaque CAP obtenu. Ces compétences ainsi accumulées lui offrant des aptitudes à différents emplois …

Etc.

Le rôle particulier de l’informatique dans cette histoire (je reviendrai sur « Rêve en ergastule ») c’est la somme d’informations relative aux aptitudes de chacun, ses disponibilités dans le temps et l’espace, la somme de travail déjà effectuée. C’est aussi le manque de travailleurs pour les entreprises à un moment donné, répertorié, réadapté sans cesse… Le chômage n’existerait pas, la collectivité informatisée trouverait un emploi ou une préparation à une aptitude nouvelle selon la nécessité de produire et le besoin d’argent des ouvriers/ consommateurs…

Le règne de l’informatique c’est aussi les logiciels, les autoroutes de l’informations pour agir vite. Il y a aussi les cartes à puces qui renseignent comme nos cartes vitales, nos cartes bancaires, ce seraient nos cartes « d’aptitudes à l’emploi : lieu, disponibilités, savoirs-faire. Et bien d’autres caractéristiques reliant chacun à la collectivité où il s’exprime et partage.

Une autre société (informatisée) ne peut-elle voir le jour, puisque gouverner c’est d’abord savoir, et que grâce à l’informatique il y a plus de facilités à savoir et à traiter ce savoir.

Bien sûr, je cherche à débattre par jeu…

Mais aussi je veux dire la surprise que j’ai eue en lisant le site (disparu) du NPA. Je n’ai pas eu l’impression qu’était pris en compte ce que le monde a vécu ou découvert au siècle dernier.

J’y ai vu plus de récriminations (justifiées), sur le présent, que de propositions neuves.

Mais nous ne sommes qu’au début.

Je partage aussi avec abuzin (si j’ai bien compris) cette idée que pour bouger les choses il faut d’abord un large consensus. Donc pas de précipitation et une longue phase de débats, recherches… le temps de convaincre pour ne pas avoir à contraindre.

Les révolutionnaires n’ont pas à chômer, alors vivons.

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Mar 10 Mar 2009 - 23:43

arnold.jack a écrit:
Nous sommes d’accord que Besancenot n’est ni un naïf ni un sot. Il faut espérer qu’il n’est pas qu’un utilisateur du malaise populaire à seule fin d’arriver au pouvoir.

Ce n'est pas parce que l'on trouve des œufs pourris que tous les œufs sont pourris. Je sais qu'en France, la méfiance est montée en système, mais la méfiance tue l'initiative. Donc, moi, à priori, je fais confiance. Cela récompense l'initiative.

arnold.jack a écrit:
Point positif : il semble qu’il ne veuille pas démarrer sur un système préconçu ou obsolète. Son nouveau parti serait d’abord une base de réflexion.

Comme un parti, ce n'est pas une seule personne, cela veut déjà dire qu'ils seront plusieurs à réfléchir et non pas un seul à décider. Comme il y a plus dans deux bêtes têtes, que dans une seule, les espoirs sont permis.

arnold.jack a écrit:
Cependant, dans tout cela, rien de nouveau. Le premier site du NPA faisait figure d’une « campagne des cents fleurs » à la mode Mao. Hors, le site est déjà fermé. Les sympathisants, les utopistes divers, sont indésirables !

Humaniste pragmatique et convaincu, j'ai eu l'occasion de rencontrer des humanistes qui portaient leur conviction comme des vêtements à la mode. Les sympathisants sont souvent sympathiques mais cela s'arrête souvent là. Quand aux utopistes ... ils restent dans l'utopie.

arnold.jack a écrit:
Au fond, les discussions que j’aurais aimé avoir, entre adhérents, sympathisants et opposants, nous les aurons peut-être ici.

La contradiction dans les forums tient plus de la polémique que de la dialectique. C'est tout à fait regrettable. Il existe peu d'interlocuteur "valable". C'est-à-dire des personnes capables de travailler non seulement à charge, mais également à décharge. La discussion dans les forums, en définitive, n'est qu'un rapport de force qui ne préjuge pas de la validité des arguments, mais de la capacité à la mauvaise foi des participants.

arnold.jack a écrit:
Ce jeune révolutionnaire, jusque là sympathique, quelles solutions propose-il ?

Comme toute solution n'est que théorique, elle ne trouve sa validité que dans l'expérimentation. Comme la bonne volonté du peuple est inclue dans toute solution, tout dépendra de la capacité du peuple à s'investir. Comme le peuple est informé par les médias, et qu'il n'y a que le malheur qui fait vendre (la solution Sarkozy et son traitement par les médias est tout à fait exemplaire), il y a fort à parier que les médias travailleront à charge contre la solution, quelle qu'elle soit. Disons que les choses sont de toute manière mal barrées.

arnold.jack a écrit:
J’ai cité ses phrases sur le travail/chômage, non pour critiquer mais pour essayer de voir ce qu’il serait possible d’imaginer à partir de là.

Le point de vue que tu donnes :

abuzin a écrit:
« Ce n'est pas en fonction de ses efforts que le citoyen doit être payé, mais en fonction de ses vrais besoins »

Ce point de vue est souvent repris par les jeunes, est-il dynamisant ?

Si on veut grimper l'Everest, il ne faut pas se bercer d'illusions. Il faut de gros mollets parce que les côtes sont raides. Ce qui est en question, c'est la valeur de l'acte posé. Si comme les spéculateurs en bourse, on veut recevoir beaucoup en donnant très peu, il vaut mieux investir dans le capitalisme que dans le communisme. C'est clair. On est partageur ou on ne l'est pas.

arnold.jack a écrit:
Si les efforts ne sont pas récompensés, y aura-t-il incitation à faire au mieux ?

N'accordant pas une valeur immodérée à mon argent, mais bien plus à l'avenir des générations futures, dont ma fille, et peut-être ses enfants, je préfère me concentrer sur la potentialité d'un bonheur futur et sa réalisation, que sur des objectifs à court terme qui ne concerneraient que moi.

arnold.jack a écrit:
Qu’est ce que de vrais besoins ? Différences entre envies et besoins, superflu et essentiel ? Quels éléments sont utiles ou indispensables à une société qui veut progresser en bien-être et en lucidité ?

Qu'est-ce qui est donc essentiel et qu'est-ce qui est superflu ? C'est la question que se posent tous les moines bouddhistes, pour se rendre compte, qu'en définitive, il faut très peu de choses pour vivre, mais que l'on cède très facilement à la chaîne sans fin des besoins superflus.

L'enfant n'a besoin que d'un peu de chaleur, d'amour de sa mère et de son sein, pour survivre. Qu'est-ce qui nous différencie, nous adultes, de l'enfant ? Une masse d'informations acquise et l'impossibilité que nous avons à résister à répondre aux questions qui nous assaillent. Cela commence à se corser quand les réponses ont la prétention d'être absolue.

arnold.jack a écrit:
abuzin a écrit:
« Être chômeur, c'est un travail à temps plein. On ne paye pas un chômeur pour lui offrir des vacances au frais de la société. Ce temps doit être mis à profit. »

Abéliste utopique, j’imaginais dans « Rêve en ergastule » - un Revenu minimum d’existence à tout humain, de la naissance à la mort. - Une vie faite de trois temps : loisirs, études, travail. - De l’argent pour un individu : le RME, le salaire, les primes pour études conduisant à « diplômes » divers.

On n'arrête jamais d'apprendre. Un diplôme ne sanctionne qu'un niveau de savoir. Rien n'est plus navrant que de constater qu'un être humain puisse être cantonné au même poste toute son existence. Dans ce cas-là, il vaut mieux le remplacer par une machine qui lui permettra de rester chez lui à apprendre.

Je continuerai demain ...

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Sam 14 Mar 2009 - 17:25

Abuzin n’a pas prolongé, alors …j’essaie de relancer.

La nouvelle que propose mon site, répondait à une demande de confrontation de points de vue, qui aurait dû amener un groupe de forumeurs à inventer un monde qui n’aurait pas les difficultés du monde où nous vivons.

A partir d’une ébauche, chacun aurait pu prolonger, changer, ou souligner les impossibilités …Le forum a disparu le lendemain de la proposition !!!

Je reprends donc le jeu, à propos du chômage.

En Abélie, un homme avait choisi de ne pas se contenter de son RME acquis de naissance. Il travaillait mais vient d’être licencié de son entreprise qui ferme ou ralentit sa production.

Il introduit sa carte d’emploi dans son ordinateur, relié par internet au centre de travail de sa circonscription.

Il remplit un formulaire. Il vit en couple et signale qu’il ne souhaite pas abandonner son habitation. On va donc lui proposer des emplois dans un rayon de 20 Km. Sa carte à puce contient tout ce qui peut le caractériser au plan de ses aptitudes pour le travail, dont les emplois occupés et références acquises, diplômes ou tests divers. Des postes lui sont proposés avec rémunérations correspondantes, durées minimales d’engagement, conditions de repas, confort… Il lui suffit de choisir, valider son choix et les coordonnées indispensables lui sont données pour qu’il travaille le lendemain.

Rien ne lui convient … Il peut le signaler, se contenter de son RME et prendre un temps de loisirs… Il peut aussi s’inscrire à des cours ( par internet) ou sur un lieu de formation … Il percevra une indemnité pour sa présence au lieu de formation ou pour les tests passés par ordinateur. S’il satisfait aux tests de fin d’études, il percevra une prime.(En abélie, les centres de tests de niveaux d’études, d’examens divers sont permanents et nombreux)

Si le livre de O Besancenot ne me permet pas de rêver, je peux bâtir moi-même mon rêve et vous le proposer. Bien sûr ma vision utopique suppose toute une organisation, nous l’imaginerons …

A vous camarades de prolonger, d’infirmer et démolir, de perfectionner… La formation politique par stimulation de l’imaginaire, c’est à rejeter ?

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MessageSujet: Re: livre Besancenot   Lun 16 Mar 2009 - 10:26

J'ai vaguement entendu à la radio quelque chose qui ressemble à ce que j'évoquais et voulais soumettre à discussion.

Je crois que cela s'appelle " travail partagé "

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