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 Nanotechnologies : Il y a tant de place en bas

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jemrobe
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies : Il y a tant de place en bas   Sam 2 Déc 2006 - 22:04

Tu nous a filé un sacré boulot là, déjà que c'est un sujet qui est tout sauf rassurant pour moi (les fibres d'amiante c 'est de la gnognote à côté des nano fibres qui vont fleurir partout).
J'en viens à regretter d'être immortel tant que je suis en vie.

Encore une histoire dont je ne connaîtrai jamais la fin, trop âgé je suis, comme le coup des Opérations Géniales de Marketing, initiales du truc à la mode qui ne sert qu'à enrichir les labos.

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MessageSujet: Re: Nanotechnologies : Il y a tant de place en bas   Dim 3 Déc 2006 - 17:01

Je ne me suis pas fait comprendre, le sujet des nanotechnologies m’intéresse beaucoup, et j’avais même déjà tenté de lancer le débat sur ce point mais personne n’avait mordu à l’hameçon, voir mes trois posts ici:
http://la-belle-rencontre.winnerbb.net/viewtopic.forum?t=135

Et je rappelle simplement ma conclusion au bas du troisième post :
« On va bien rigoler mes amis dans le monde de demain… »

Tout ça pour dire que comme pour toute thématique un peu compliquée, le débat est monopolisé par les scientifiques pour les scientifiques et que les politiques comme les citoyens ordinaires sont gentiment mis de côté.

Ma crainte est que l’attrait extraordinaire que peuvent susciter les découvertes à venir dans ce domaine élude l’encadrement du risque associé à ces techniques et c’est pour ça que je mettais en avant le problème de l’amiante dont le risque potentiel avait été correctement évalué dès 1906, avec le résultat que l’on sait…

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MessageSujet: Re: Nanotechnologies : Il y a tant de place en bas   Jeu 7 Déc 2006 - 22:00

Extraits d’un article paru dans le Monde du 5.12.2006 :
L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) estimait, en juin, que "les études toxicologiques, in vitro et chez l'animal, sont encore très peu nombreuses mais établissent l'existence de risques potentiels de toxicité". Début juillet, le Comité de prévention et de précaution (CPP), placé auprès du ministre chargé de l'environnement, mettait en garde : "De multiples arguments indiquent l'existence d'une réactivité particulière des nanoparticules en rapport avec leur très petite taille. Cette réactivité cellulaire et tissulaire peut constituer un danger pour l'homme si celui-ci est exposé par inhalation, ingestion ou passage transcutané." En octobre, c'était au tour du comité d'éthique du CNRS de prôner une "vigilance éthique et sociale"….


Tout le problème vient de la très petite taille des particules en jeu. A l'échelle du nanomètre - un milliardième de mètre, soit dix fois la taille d'un atome -, on entre dans un nouvel état de la matière, aux propriétés chimiques, électriques et magnétiques radicalement neuves. La proportion d'atomes disposés à la surface d'un objet ou d'un composant nanométrique est naturellement plus élevée que pour un objet de taille supérieure. Et ces atomes de surface, qui ne sont pas liés à d'autres atomes, sont plus réactifs. C'est précisément ce qui confère aux nanoéléments les propriétés - dureté, résistance, adhésion ou répulsion... - recherchées par les industriels.

Or ces minuscules particules peuvent franchir des barrières corporelles réputées inviolables : la barrière alvéolocapillaire, la barrière hématoencéphalique, voire la barrière placentaire. "Le dioxyde de titane de certains produits cosmétiques par exemple, habituellement considéré comme amorphe, devient réactif en dessous de 100 nanomètres. S'il pénètre sous la peau, il provoque un stress oxydant des cellules qui entraîne une réaction inflammatoire des tissus", décrit Patrick Brochard. Des nanoparticules inhalées peuvent "se déposer au fond de l'appareil respiratoire, passer dans le sang et se diffuser dans tout l'organisme".

Même si les études scientifiques sont encore très lacunaires, des expériences menées sur des souris font apparaître des réactions inflammatoires des poumons, des parois des vaisseaux sanguins et du cerveau. "Ces résultats ont été obtenus avec des concentrations de nanoparticules beaucoup plus élevées que celles auxquelles l'homme est susceptible d'être exposé, précise le toxicologue. Il est donc impossible d'affirmer qu'il existe un risque sanitaire. Mais, en extrapolant de l'animal à l'homme, on peut être inquiet."

La même inquiétude prévaut s'agissant de la dissémination de ces particules dans les écosystèmes. Plutôt qu'un moratoire, chercheurs et experts préconisent un encadrement strict de ces nouvelles filières industrielles, assurant la traçabilité des nanomatériaux, depuis leur fabrication jusqu'à leur élimination.

Dans la revue Nature du 16 novembre, une quinzaine de scientifiques énoncent plusieurs "grands défis" à relever pour promouvoir des "nanotechnologies responsables". Ils préconisent le développement d'instruments de mesure de l'exposition aux nanomatériaux présents dans l'air et l'eau, de méthodes d'évaluation de leur toxicité, ainsi que de modèles prédictifs de leur impact sur l'environnement et la santé humaine. Autant dire que tout reste à faire.

Comme je disais plus haut on verra bien si ça tourne mal, après tout pour l’amiante il y’a quand même eu beaucoup de survivants non ?
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies : Il y a tant de place en bas   Dim 10 Déc 2006 - 17:32

On a pas encore tout vu avec les nanotechnologies, et là je ne parle pas des risques industriels qui risquent de surpasser, et de loin, les risques avérés aujourd'hui des fibres d'amiante qui étaient déjà connues à l'époque du Christ mais dont l'extraction industrielle n'a commencé qu'au XIX siècle.
Quand les actionnaires exigent un profit à deux chiffres à l'échelle du trimestre l'industrie n'est pas poussée à la prudence.

C'est déjà prometteur, qu'on en juge pour évaluer où va aller le fric et le "progrès".

Les nanotechnologies pourraient autant transformer l'art de la guerre que l'invention de la poudre à canon.
L'armée américaine en est persuadée et entend doter ses hommes de l'uniforme du XXIe siècle.

A Cambridge, aux Etats-Unis, 160 personnes y travaillent dans un lieu, l'"Institute for Soldier Nanotechnologies", créé il y a trois ans par des équipes du Massachusetts Institute of Technology et auquel participent des partenaires industriels tels Dupont, Partners Healthcare et Raytheon.

Le centre a reçu un contrat du département de la défense de 50 millions de dollars pour cinq ans. " Nos chercheurs veulent transformer l'uniforme de coton et les lourds gilets pare-balles en un assemblage de systèmes intégrés composés de nanoparticules qui se trouveront dans l'uniforme, les casques, les gants et protégeront les soldats", explique Franklin Hadley, porte-parole de l'ISN.


Pas moins de sept grands programmes de recherche sont menés en parallèle. L'un des projets les plus avancés est celui de l'armure dynamique, qui permettra aux matériaux souples de devenir instantanément rigides. Une autre équipe a développé des structures moléculaires capables de s'ouvrir et de se fermer quand elles reçoivent une impulsion électrique.

Des millions de ces molécules, associées entre elles, pourraient se transformer en muscles supplémentaires pour donner aux soldats "plus de force pour porter ou sauter". M. Hadley souligne que des progrès spectaculaires ont été réalisés pour mettre au point des senseurs capables de détecter et déclencher une réponse immédiate à des attaques chimiques et biologiques.

Une équipe cherche également à développer des tissus comprenant des antiviraux. Des nanoparticules s'assemblent pour produire des substances détruisant les toxiques. D'autres les repèrent dans l'atmosphère et deviennent fluorescentes.

L'uniforme du futur de l'armée américaine pourra également soigner automatiquement les hémorragies, les fractures, éviter les infections. Dans des expériences faites sur des animaux, des chercheurs de l'Institut ont trouvé un moyen d'arrêter les saignements, même importants, en quelques secondes : un liquide composé de fragments de protéines (peptides) est appliqué sur la blessure ouverte. Ces nanoparticules se combinent, forment une barrière et jugulent l'hémorragie.

Les protéines peuvent alors être utilisées par l'organisme pour réparer les tissus endommagés. "Ces équipements pourront aussi être utilisés par les équipes de secours, de première urgence, de pompiers", souligne M. Hadley.

Le contrat gouvernemental de cinq ans, qui expire l'an prochain, devrait être reconduit et les premières applications des découvertes faites à l'Institut devenir opérationnelles avant dix ans.

Institute for Soldier Nanotechnologies Cambridge, Etats-Unis.

Le progrès vous-dis-je.
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