La belle rencontre

Le contraire d'une rencontre fâcheuse
 
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 Le monde comme il va

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jemrobe
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MessageSujet: Le monde comme il va   Ven 22 Sep 2006 - 15:45

Le montant mondial des achats de matériel militaire a atteint le chiffre record de 1.060 milliards de dollars en 2006.

D’après l’ONU, il y a 1,5 milliard de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour.

Si l’on divise la somme des achats militaires mondiaux de 2006 par la population qui meurt de faim, on arrive 707 dollars supplémentaires par an pour chacune de ces personnes, soit 1,93 dollar par jour ou encore trois fois plus que ce dont ils disposent aujourd’hui.

C’était juste une info pour dépeindre le monde comme il ne va pas.

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jemrobe
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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Dim 24 Sep 2006 - 19:30

Les 400 Américains les plus riches sont tous milliardaires

C'est la première fois que le classement annuel de Forbes n'inclut plus de millionnaires.
Ben merde alors !

Leur richesse cumulée s'élevait l'an dernier à quelque 1.250 milliards de dollars, soit 120 milliards de plus que l'année précédente, selon la dernière édition du classement annuel publié par le magazine d'affaires américain Forbes.

Ceux qui suivent ce fil auront constatés que ça fait encore plus que toutes les dépenses d’armement dans le monde.
Ben re-merde alors !

Voilà les millionnaires boutés hors du classement des 400 personnes les plus riches des États-Unis : tous sont désormais milliardaires.
Ben re-re-merde alors !

Le palmarès des dix plus riches fait preuve d'une vraie stabilité des fortunes, à l'exception du magnat des casinos et des hôtels Sheldon Adelson.

Il a gagné 9 milliards de dollars entre 2004 et 2005 et vu l'action de son groupe Las Vegas Sands Corporation progresser de 125% depuis son introduction en Bourse en décembre 2004. Forbes souligne qu'il a gagné un million de dollars par heure depuis la publication de la liste 2004 sur laquelle il figurait à la 60e place.

1. Bill Gates (Microsoft): 53 milliards de dollars

2. Warren Buffett (Berkshire Hathaway) 46 milliards

3. Sheldon Adelson (Las Vegas Sands) 20,5 milliards

4. Lawrence Ellison (Oracle) 19,5 milliards

5. Paul Allen (Microsoft et investissements) 16 milliards

6. Jim Walton (Wal-Mart) 15,7 milliards

7. Christy Walton (Wal-Mart) 15,6 milliards

8. Robson Walton (Wal-Mart) 15,6 milliards

9. Michael Dell (ordinateurs) 15,5 milliards

10. Alice Walton (Wal-Mart) 15,5 milliards

La prime va toujours aux stars du logiciel, le fondateur de Microsoft en tête, et aux héritiers plus discrets de la grande distribution avec le géant mondial Wal-Mart. L'investisseur-gourou Warren Buffett, qui a prévu de donner l'essentiel de sa fortune à la fondation caritative de Bill Gates et de sa femme, a gardé sa bonne étoile et sa place au classement.

consulter le classement sur le site de FORBES

Vous pouvez chercher, ni abuzin ni jemrobe ne figurent (encore) sur cette liste.
Ça alors... Very Happy

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arnold.jack
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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Mar 26 Sep 2006 - 8:29

Le monde va ainsi et cela nous semble une mauvaise solution, mais qu'avons-nous à proposer de mieux ?

Avons-nous seulement la connaissance de la nature de la monnaie, de ses modes de création, de circulation ?

Quand on révèle une grosse fortune en donnant le montant de ce qui nous semble à la disponibilité d'un " possesseur ", avons-nous pour autant une idée de la façon dont cette somme est employée ?
Il ne s'agit pas de billets de banque empilés dans une chaussette, mais d'un chiffre qui caractérise une virtualité monétaire. Où est cette monnaie ? Est-elle employée dans la fabrication d'armes, de poisons, de centres de soins ou de loisirs, de centres de production de biens de consommation ou de services ?

Si on évaluait la totalité de la monnaie en circulation et estimée en dollars, puis qu'on arrive à partager équitablement en supposant que chaque humain ait un compte en banque, et qu'il suffise d'en mettre à jour le contenu, que serait le monde ?

Quels services disparaîtraient ? Quels services apparaîtraient ou se multiplieraient ? en supposant que chacun ait la liberté de dépenser selon son gré.
Au bout de combien de temps les inégalités criantes des comptes en banque seraient-elles réapparues ?

Sur quoi repose la valeur de la monnaie depuis que l'or n'est plus une référence ? Quelles modifications, en vue d'une unité monétaire mondiale, deviendraient possibles si la valeur monétaire se basait sur la richesse constituée par les matières premières disponibles, toutes possédées par quelques banques ( Rotchild et Roquefeller par exemple ou l'union des deux ) ? En ajoutant comme référence de base les services offerts selon les demandes et les possibilités de les satisfaire ?

Où la monnaie est-elle cachée ? Quel rôle ont les paradis fiscaux ?

Dans l'utopie de " le rêveur missionné " est proposée à la réflexion l'idée d' une monnaie unique pour la planète, monnaie seulement électronique, dont toute somme détectable sur un compte révèlerait sa provenance et en cas de retrait, sa destination.

Je proposais une banque centrale avec réévaluation annuelle des comptes selon accroissement ou diminution de la monnaie en circulation, compte tenu d'une évaluation de l'évolution des désirs en relation avec les possibilités de les satisfaire. Sans oublier que la vitesse de circulation de la monnaie en modifie la puissance ?

N'y a-t-il pas là un sujet où nous pourrions ensemble enrichir notre connaissance de ce phénomène qui conditionne le travail des hommes, leurs échanges commerciaux, leur bien-être : la monnaie ?

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Mer 27 Sep 2006 - 21:43

Eh bien, Arnold-Jack, tu en soulèves des questions concernant la monnaie ?

C'est surtout le paragraphe :

Citation :
Quels services disparaîtraient ? Quels services apparaîtraient ou se multiplieraient ? en supposant que chacun ait la liberté de dépenser selon son gré.
Au bout de combien de temps les inégalités criantes des comptes en banque seraient-elles réapparues ?

qui m'interpelle le plus.

Les services qui disparaîtraient et ceux qui apparaîtraient ???

Un service deviendrait indispensable, c'est un service qui apprendrait aux personnes à gérer convenablement la somme attribuée.

Il parait évident qu'au bout d'un certain temps, on se retrouverait au point de départ, c'est à dire, à faire une nouvelle répartition, car il y aurait à nouveau des personnes en manque, et d'autres qui auront su gérer intelligemment leur pécule.

Il y aura toujours des cigales et des fourmis.

Ce partage équitable de la monnaie supprimerait toute émulation. Et, qu'entends-tu par équitable ? Une somme égale à chacun, ou une somme en fonction de son mérite, de son intelligence, de ses dons, des études effectuées.
Le valeur du travail serait jugé comment ? En fonction des diplômes ? En fonction de la complexité ou la dureté du travail ? Y aurait-il examen psychologique pour déterminer si une personne est courageuse ou fainéante ? Car, il ne serait pas logique qu'un bosseur ou une bosseuse ait la même rétribution qu'un fainéant ou une fainéante. Et les improductifs : les malades, les handicapés, les personnes âgées ? Il faudrait toujours une sécurité sociale et des organismes de retraite. Pour lesquels chacun cotiserait, par prélèvement automatique à la base ?

Une monnaie unique et électronique éviterait effectivement le blanchiment de l'argent et autres détournements fiscaux.

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Jeu 28 Sep 2006 - 9:33

Pour compliquer le problème de la monnaie lancé par arnold-jack il convient d’ajouter un facteur aggravant, je veux parler ici de la vitesse de circulation de la monnaie qui, aujourd’hui est devenu une notion importante de la théorie monétaire grâce aux moyens modernes de circulation d’une monnaie non scripturale et l’ajout à la masse monétaire des créances qui permettent de consommer aujourd’hui en ne payant que demain.

Source : les études de Schumpeter dans son ouvrage "Das Wesen des Geldes". Voir aussi ici (désolé il faudra faire un copier coller de l'adresse car cette andouille de serveur refuse de valider la totalité de l'url du fait de la présence obligatoire d'un accent dans l'adresse de Wikipédia, ce con bloque à "é") : http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_quantitative_de_la_monnaie

Si on prend comme point de départ la définition habituelle de la vitesse de circulation de la monnaie - nombre de fois qu'une unité de monnaie est utilisée dans les transactions au cours d'une période donnée -, il faut bien considérer que dans une économie donnée et pour une période donnée, la valeur des transactions dépasse celle de la monnaie en circulation.

Une même pièce de monnaie peut servir plusieurs fois pratiquement en même temps de contrepartie à des biens.
En effet, s'il apparaît qu'il y a moins de pièces disponibles que la somme en valeur des transactions, cela ne peut manifestement provenir que du fait qu'une même pièce a servi de moyen de paiement dans plusieurs transactions.
C'est là l'essentiel de ce que recouvre l'expression « vitesse de circulation la monnaie»

La vitesse de circulation est une caractéristique de la sphère monétaire, aucun équivalent à la vitesse de circulation de la monnaie ne peut être trouvé dans la sphère réelle.

La détermination de la masse monétaire se heurte à trois difficultés : l'intégration des dépôts bancaires en raison de la nécessaire matérialisation de l'unité monétaire, l'évaluation statistique tenant à la nature même de la monnaie et enfin plus directement la prise en compte de la part de la monnaie effectivement en circulation.

Pour pouvoir parler de vitesse de circulation de la monnaie il faut normalement que celle ci soit "matérialisée".
En effet, dans un système de compensation pur, les notions de masse monétaire et par conséquent de vitesse de circulation n'auraient pas de sens .

Parler d'une quantité d'unités de compte disponibles a aussi peu de sens que de dire qu'il y a un certain nombre d'unités de longueur avec lesquelles devra être mesuré tout ce qui a une longueur.

Et, comme si ce n’était pas assez compliqué comme ça, il faut aussi aborder la question des créances.

Si la monnaie n'est pas un bien ou une marchandise, comme le souligne avec insistance Schumpeter, mais que sa caractéristique est de leur servir de contrepartie, son rôle se limite à celui d'unité de compte et d'intermédiaire des échanges.

Comme elle ne sert pas à satisfaire un besoin au même titre que les autres biens, cela permet aux créances en monnaie de jouer le même rôle que la monnaie elle même.

Ces créances constituent un pouvoir d'achat immédiat et sont à l'origine du problème statistique posé par la mesure de la quantité d'un bien qui peut être augmentée par l'émission de créances exprimées en ce bien comme jargonnent les économistes.

Bon, on se calme, la monnaie en circulation et la masse monétaire disponible sont des sujets qui vont rapidement nous lasser au point de nous faire regretter les joutes verbales concernant les fous barbus…
Very Happy

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Jeu 28 Sep 2006 - 9:47

Fuschia, sans avoir la solution au problème je le trouve néanmoins intéressant.

Dans " le rêveur missionné ", chapitre 3, est exprimé un point de vue qui ébauche un semblant de solution. Pour t'éviter la lecture d'une nouvelle peut-être difficile à lire, bien que courte, je reproduis un passage.


""" Ici - et je connais assez le système d’où tu viens pour savoir que tu apprécieras les différences - ici, nous avons un « Revenu Minimum d’Existence Garanti «, du seul fait que nous existons. Bien que cela nous donne beaucoup de moyens, ce n’est pas suffisant pour accéder à tout. La réussite à de multiples examens accroît notre revenu. Il arrive que certains biens de consommations ne soient accessibles que par des « bonifications « acquises grâce à nos performances.

- Votre RMEG et vos bonifications sont vos seules sources de revenus ?

- Non, comme chez toi, nous avons aussi des points si nous acceptons les tâches qui nous sont proposées. Il est rare que nous les refusions. Parfois elles nécessitent un savoir particulier. Un diplôme est alors un gage d’accès.

- Donc les plus instruits ont plus de travail que les autres et sont plus riches.

- Plus riches n’a pas le même sens que chez toi, mais on peut admettre qu’il y a là un moyen de gagner plus. Toutefois cela est limité quant au temps de travail. Sur nos cartes de coopération - dont tu es dispensé, valeureux visiteur ! - s’inscrivent les heures consacrées aux activités citoyennes. Les ordinateurs font leurs propositions de façon à maintenir une relative égalité devant le travail.

- Et vous travaillez combien de temps, en moyenne ?

- Disons, cinq heures par semaine. Cela peut varier selon le plan, ou selon les exigences conjoncturelles.

- Et tu te situes comment dans la hiérarchie des fortunés ?

- Comme dans la hiérarchie des diplômés.

- ???

- Nos cartes à Fric nous donnent au départ - à la naissance - une égalité. Le travail est réparti équitablement et les heures effectuées sont rétribuées selon des tarifs assez semblables, quelles que soient les tâches proposées. Les travaux pénibles sont en général réservés aux machines. Il arrive que des diplômes soient nécessaires à certaines activités, occasion de les rentabiliser davantage. Quelquefois un certain degré de dévouement, le sens des responsabilités, sont réclamés, cela donne aussi des primes. Mais ce qui motive nos efforts - et crois-moi, nous sommes actifs - ce sont nos examens. Et plus pour l’honneur que pour le fric, qui est réévalué périodiquement.

- J’imagine mal, dit Arnold, qui pour une fois ressentait une pesanteur au front. Comment faire pour un état comme chez moi ? Imposer l’usage seul des cartes à Fric pour payer, constituer un trésor public en ne taxant que les achats, diriger les prix et les salaires, évaluer le trésor commun en fonction des désirs et des possibilités. Un monde fantastiquement électronique qui règlerait tout. Il allait questionner mais elle enchaîna.

- Nous avons un potentiel de dépenses sur notre carte à fric et chaque année on nous distribue une carte neuve. Il ne sert pas à grand chose de faire ce que vous appelleriez des économies. La nouvelle carte - en général - diminue le reliquat de l’ancienne, selon une proportion qui dépend de la consommation globale de l’année écoulée, des possibilités nouvelles de consommer, ou de gagner par le travail ou les diplômes.

C’est qu’ici, consommer est aussi important que produire.

- ??? oh la la !

- Arrêtons notre cours d’économie. Nos machines produisent si nous le leur commandons - nous travaillons à cela - mais elles ne consomment pas à notre place. A nous de le faire !

- Et l’obésité, la fatigue des excès, ne vous détruisent pas ?

- Notre vie a un autre sens et le souhaité s’arrête de toute façon à la limite du possible !

- Je peine à suivre et pourtant je suis curieux.

- C’est bien pour ta curiosité que tu es ici, dit-elle, énigmatique. Je vais terminer par une comparaison.

Chez vous, ce qui motive le dépassement de chacun est la place symbolique que vous occupez, les uns par rapport aux autres, selon une hiérarchie dans l’avoir. Là sont vos symboles sociaux.

- Et vous êtes différents ?

- Oui. Si tu as une plus grosse voiture que ton voisin, tu prouves que tu peux te la payer, ce qui n’est peut-être pas son cas. Tu affirmes, par ce symbole social, ta place dans la hiérarchie. Tu te crois plus que lui car tu as plus que lui. Et, pour bien marquer cela, vous inventez des produits coûteux, inutiles ou stupides, à seule fin que leur détention manifeste votre rang. Même si ce système mène à l’obésité - comme tu dis - ou à la destruction de votre environnement.

Ici, nos symboles de hiérarchie portent sur le savoir. Nous affichons nos écussons de succès aux examens. Parfois nous avons, en plus du plaisir de jouir d’une activité, l’honneur d’être parmi les rares personnes à pouvoir y accéder. Cette rareté là est motivante et c’est une richesse collective accrue que de développer ensuite une activité que tous désirent. Mais nous ne sommes pas tentés par ce qui est hors de ces règles de jeu.

- Explique quand même un peu, je tiendrai le coup jusque là.

- Le sens de notre vie, celui du grand programme que vous appelez « spiritualité «, c’est de développer notre conscience. C’est un but dans la vie, mais c’est aussi un moyen.

J’utilise aux mieux mes facultés pour accéder à plus de savoir, c’est un but. C’est aussi un moyen : si je porte atteinte à mes facultés de connaître, je baisse dans la hiérarchie sociale, je perds mes moyens de fric, donc de jouissance. Tu saisis la boucle ? """""

Bien sûr il ne s'agit que d'éléments de réflexion.

Quant aux tricheries, hors des cartes à puces, je pense que certains s'inventeront une fausse monnaie, des lettres de créances, et autres maffias. Mais les cartes à puces renseigneraient quend même de façon statistique sur l'évolution économique. Du moins j'imagine.

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Jeu 28 Sep 2006 - 15:39

En lisant ton extrait que tu décrit comme court Very Happy, je me rend compte que ma réflexion concernant la vitesse de circulation de la monnaie ne semble pas être une donnée se prêtant à faire rêver un missionnaire Very Happy !

Pour donner un exemple des conséquences je citerai la grande distribution qui paie ses fournisseurs à 90 jours fins de mois, ce qui peut faire presque 4 mois avant de payer la facture, mais qui encaisse le fric aux caisses sans délai.
Le produit de la vente finale (prix d’achats plus marge moins TVA qui sera reversée plus tard aussi) crée un intérêt car il est placé pendant l'intervalle entre la livraison et le paiement de la facture aux fournisseurs.
Ça ne paraît pas important au premier abord, mais il s'agit en fait d'un encours de trésorerie d'environ 20 % du chiffre d'affaires annuel qui produit de l'argent en placement à court terme très juteux.

En résumé, ce n'est pas le travail qui crée le plus de l'argent mais c'est le fait d'en posséder qui le permet à grande échelle....

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Jeu 28 Sep 2006 - 19:25

Bonsoir,

Oui, à la lecture d'un extrait de ta nouvelle, je comprends mieux.

Il s'agit en fait un minimum vital qu'il faut bien évidemment compléter à l'âge adulte par un travail salarié.

Dans ce pays rêvé, je vois que prime l'intelligence, le savoir intellectuel, seuls garants d'une belle position dans la hiérarchie.

Et que les durs travaux sont effectués par les machines.

Toutefois, toutes les personnes n'ont pas la capacité intellectuelle à acquérir des diplômes, ou tout simplement le manque de goût aux études, privilégiant le travail manuel. Que fais-tu de ceux-là : qui préfèrent bricoler une voiture, gâcher du ciment ou travailler le bois ? Un excellent artisan ne peut donc obtenir une belle place dans la hiérarchie ?


Ton "revenu minimum d'existence garanti" semble suffisant pour acquérir les biens de première nécessité.
Ce RMEG ferait le bonheur des artistes.

Ce RMEG serait-il bloqué jusqu'à la majorité de l'enfant ?
A partir de quel âge l'enfant pourrait utiliser ce RMEG ?

Même si la richesse, dans ce pays rêvé, n'a pas la même signification, on remarque tout de même que seuls ceux qui auront acquis le plus de diplômes ont les moyens d'acquérir les biens de seconde nécéssité, les objets de luxe et d'art. Certes, leur possession ne sert pas à prouver la supériorité du diplômé sur le moins diplômé, mais, tout de même, il y a existence de plusieurs classes sociales, différences qui seraient peut-être moins acceptables, car prouvant une moins grande aptitude à apprendre, donc une infériorité intellectuelle.

Alors que dans un pays normal, la personne humaine peut garder sa dignité, même si elle est pauvre, car sa pauvreté ne peut être mise sur le compte d'un déficit intellectuel. Elle pourra toujours dire qu'elle n'a pas pu évoluer socialement car sa famille n'a pu lui offrir des études.

Mais, sinon, c'est super ce revenu minimum d'existence.

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Ven 29 Sep 2006 - 15:10

Salut à vous.

Bien sûr le site que je défends - Rencontres avec Abel - a pour but, non de donner des solutions " miraculeuses" ( qui en aurait les moyens l'aurait déjà fait ! ) mais de donner à discuter et à réfléchir. Ici, nous y sommes.

J'aurais rêvé que des groupes réels de personnes, en chair et en os, fissent de ce type de rencontre un mode de loisir, nous n'y sommes pas.
-
Jemrobe a bien éclairé le problème que constitue la circulation monétaire.

Transportée à pied, une pièce d'or, au moyen âge, pouvait permettre à deux acheteurs successifs de l'utiliser deux fois à plusieurs jours ou mois d'intervalle. Transférée de comptes à comptes par internet, la valeur d'une telle pièce est utilisable deux fois à quelques secondes d'intervalle. Comment s'y retrouver pour évaluer le pouvoir d'achat d'une telle valeur ?

Cependant je crois qu'avec internet, commandes et transferts de comptes à comptes se feront très vite. Sitôt décidé un achat, la somme correspondante sera transmise sur le compte du vendeur qui pourra la dépenser immédiatement. ...Ou différer la dépense très longtemps.

A l'image de Dieu, ce que représente la monnaie est " une idée " assez insaisissable et non maîtrisable. Tant pis pour les utopistes.

Pour ce qui est du REMG ( déjà proposé en France par deux ou trois hommes politiques, à ma connaissance ) il est disponible à vie. Le complément d'argent s'acquérant par l'étude ( primes aux diplômes acquis ), services payés ( dont votes, travaux productifs, services, etc. ).

Pour le salaire d'une personne les diplômes sont un critère de savoir mais aussi de savoir faire. Un artisan habile a un diplôme pour son habileté. Les prises de risques, de responsabilités, de pénibilité sont aussi des facteurs " d'enrichissement " .

Mais l'inégalité sera toujours là, avec la possibilité pour chacun de se dépasser ou de stagner. Sans carotte ni bâtons, seuls des robots seraient motivés ! Et que les humains ne soient jamais des robots me paraît un bon gage d'adaptation aux mouvances de la vie.

Pour ce qui est des objets d'art, il me semble ( je ne sais même plus ce que j'ai pu écrire - assez vite pour les besoins du moment ) qu'un chapitre évoque l'éveil de tous aux arts, et qu'un autre explique que les objets d'art ne sont pas vendables, mais qu'on peut les exposer, les prêter, les échanger. Mais c'est aussi une base de réflexion, car on n'empêchera pas que l'intensité du désir ou la rareté d'un objet en fasse monter le prix. ( payable autrement qu'en monnaie ! )

L'idée que la totalité de la monnaie en circulation varie en fonction de la richesse disponible ( création ou retrait de monnaie d'une année sur l'autre ) n'est qu'un déclic pour la réflexion. La réalité est que la richesse collective dépend du désir de chacun et de la possibilité de le satisfaire. L'aspect psychologique est aussi déterminant que la création de biens, matériels ou service.

Le but premier était le jeu " improbable " de l'épingle bleue : rassembler des solitaires que la langue et le cerveau " démangent ". Et ce, le plus gratuitement possible, tout en affinant et sa langue et son cerveau.

Et peut-être d'autres choses :-)

Quelle richesse que le rêve !

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MessageSujet: Re: Le monde comme il va   Mer 4 Oct 2006 - 19:23

Et si on en remettait une couche sur la corruption ?

L'ONG Transparency international dresse le tableau des pays corrupteurs


En matière de corruption mondiale, les études mettent généralement l'accent sur les pays bénéficiaires des versements occultes.

Dans son nouveau classement, publié mercredi 4 octobre, l'organisation non gouvernementale Transparency international (TI) répertorie les corrupteurs, pays en voie de développement ou industrialisés, avec un nouvel indice de corruption des pays exportateurs (ICPE).

Pour en savoir plus vous pouvez télécharger le dossier PDF de 17 pages en français afin de le lire à tête reposée. dossier PDF ici

Les réponses ont été données sur une échelle de 1 (les pots-de-vin sont courants) à 7 (les pots-de-vin sont inexistants).
Pour calculer l’ICPE, ces réponses ont été converties en une note comprise entre 1 et 10 et le classement a été réalisé sur la base du score moyen obtenu.

Aucun pays ne ressort gagnant du classement réalisé à partir d'enquêtes d'opinions effectuées auprès de 11 232 cadres d'entreprise dans 125 pays.

La Suisse, qui figure pourtant en première place, obtient 7,81 sur 10.
Les États-Unis sont classés 9e, ex aequo avec la Belgique pour une note de 7,22, la France a une médiocre 15e place avec une note de 6,5 sur 10.
L'Italie est à la traîne de tous les pays européens avec la 20e place et une note de 5,94.

Le double langage des entreprises occidentales est mis en évidence.
« C'est de la pure hypocrisie de voir les gouvernements des pays de l'OCDE exprimer un attachement de pure forme à l'application de la législation, alors que les sociétés basées dans ces pays continuent de verser des pots-de-vin à travers la planète », déclare David Nussbaum, directeur général de Transparency International.

Quant aux puissances émergentes qui payent des dessous-de-table sur leur sol et à l'étranger, elles ont les plus mauvaises notes du classement, avec 5,16 pour la Russie, 4,94 pour la Chine, suivie de l'Inde, qui ferme la marche avec 4,62.

Les experts soulignent l'importance des pots-de-vin, malgré l'existence d'instruments internationaux qui rendent ces pratiques illégales.

Les lois nationales, votées par les 36 signataires de la convention de l'OCDE contre la corruption de 1999, sont peu appliquées.

Seuls les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Pologne et la Hongrie demandent à leurs lobbyistes de déclarer les relations qu'ils entretiennent avec des représentants officiels, souligne l'OCDE.

Le département américain du commerce estime qu'entre 1994 et 2003, le montant global de transactions conclus dans des conditions douteuses s'élevait à 260 milliards de dollars, dont 40 milliards pour des contrats qui n'ont jamais été signés.

Source : le site de Transparency International (the global coalition against corruption) : http://www.transparency.org/news_room/in_focus/bpi_2006

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