Abuzin écrit :
« Si j'avais un conseil à donner à mon gosse, ce serait de ne pas en avoir. C'est affligeant d'avoir à penser ça ».
La planète est pleine comme un œuf, nous découvrons que nous sommes dans un monde clos. Il n’est plus possible pour un pays de chasser ses problèmes au dehors en protégeant son territoire comme un sanctuaire.
Certains refusent de voir cette situation et espèrent garder le système qui les a placés au sommet du panier. Le monde a besoin d’un ordre nouveau, les dominants du passé refusent, espérant que le désordre leur permettra de maintenir leurs positions.
Les peuples pressentent le désordre (les plus naïfs le souhaitent) et ceux qui ont des enfants, ceux qui espéraient un bonheur en devenir, augurent le chaos. Chaos où les banquiers, les maffieux, les trafiquants, espèrent faire leur beurre.
Pour autant comment imaginons-nous un système monétaire qui permettrait à chaque société de se développer tout en coopérant avec d’autres ?
Comment aider une autre société sans en craindre la concurrence ?
Comment dilater notre conscience du système monétaire, lequel semble immaîtrisable, et comment élaborer un outil performant pour chaque société et pour l’ensemble des sociétés ?
Faut-il garder des états indépendants ou n’avoir qu’une planète sans frontières internes pour la circulation des biens, des monnaies, des personnes ?
Faut-il des états avec monnaies internes propres à chacun et monnaie commune pour les échanges, ou faut-il une seule monnaie ? Une seule monnaie éviterait la spéculation sur le cours des monnaies mais priverait chaque état d’une mise en équilibre interne.
De toute façon la monnaie sera toujours un fluide glissant des zones de hautes pressions vers les zones de basses pressions. Trop de richesses internes fera un flux des pays aisés vers les pays industrieux( l’or des Amériques appauvrit l’Espagne qui apprit à dépenser sans produire) . La vitesse de circulation due aux moyens modernes crée de l’inflation, le désir accru par les publicités change la valeur des choses.
Quel système pourrait analyser ces flux, déterminer les zones de pression et les courants accélérateurs et par là donner plus de monnaie pour redonner de la tension au système « sanguin » ou retirer de la monnaie pour diminuer cette tension ou ralentir le courant ?
La monnaie c’est un monde qui échappe aux politiciens même sincères …seuls quelques banquiers sont assurés d’en profiter, même sans maîtriser quoi que ce soit. C’est un domaine passionnant où l’on risque de dire des bêtises mais où l’on secoue ses neurones.
Quant aux monnaies sous direction de banques institutionnelles gouvernementales, qu’en penser ? Michel Roccard avait, un jour, fait remarquer que notre corps disposait d’un cœur avec son propre système nerveux, échappant à la direction du cerveau, et il avait bien montré que c’était la bonne solution pour réagir vite, s’adapter, hors d’un cerveau lent ou fou ! Mais comparaison n’est pas raison ?
Quand à la grève des enfantements, jamais les peuples ne l’ont imaginée et dans tous les chaos graves les femmes sont soumises aux désirs et pouvoir fécondants des mâles … pour la plus grande satisfaction des « maîtres du monde ».
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