Comme l'a dit un jour un grand philosophe belge qui vomissait l'humanité, nous sommes tous des merdes voire des sous merdes.
Pendant son silence sabbatique j'ai bien étudié la question et je suis en mesure de vous livrer ici le fruit de mes savantes cogitations.
Les merdes, excréments, matières fécales ou fèces en langage savant ne sont pas des produits à la définition simple elles sont comme l'homo erectus ou comme Dieu.
Il en existe plusieurs types : les fèces humaines, les merdes de chiens (ou colombins), les merdes de mouches (ou chiures), etc.
Les merdes ne peuvent se reproduire entre elles, elles ont besoin d'un rectum pour venir au monde, c'est tout nous ça.
Le type d'une merde dépend directement de celui de l'être vivant possédant le rectum qui l'a générée.
Pour survivre dans le monde hostile des trottoirs, la merde n'a qu'un moyen de défense son odeur.
De ce fait, les humains les évitent pour ne pas traîner l'odeur le la merde toute la journée dans les crans de leurs mocassins.
Malgré cette défense relativement efficace, une merde ne survit rarement plus d'une journée sur le trottoir d'un centre-ville le premier jour des soldes.
Le triste sort des merdes de trottoir est de finir étalée comme une galette avec l'empreinte d'une semelle bien marquée sur la face.
Contrairement aux merdes de villes, les merdes des champs ont une vie plus longue et agréable.
Elles ont tout loisir de sécher et de se décomposer à leur rythme, au milieu des fougères, car personne ne vient les écraser.
Les plus mal loties sont les merdes humaines, dont l'espérance de vie dépasse rarement quelques minutes.
Depuis des décennies elles sont victimes d'un génocide perpétré par les humains eux mêmes, qui les exterminent dès leur naissance à l'aide de chasses d'eau puis de stations d'épuration.
Il existe d’autres sous-races de merdes, selon l’humain qui l’a chiée : merde européenne ou caraïbe (boudin noir ou boudin antillais), merde mexicaine (ou burrito), merde asiatique (ou rouleau de printemps)...
Une merde ne mange pas, ne bouge pas et ne fait absolument rien.
Surtout en hiver, où elle est particulièrement rigide, pour ne pas dire frigide.
En été, elle a plutôt tendance à se ramollir voire à fondre, laissant plus amplement dégager son odeur merdique.
Une merde en bonne santé nait marron foncé avec un aspect brillant, chaude et humide, avec la consistance approximative de la pâte à modeler.
Cette consistance explique qu'elle soit souvent prise comme objet de jeu et en tant que support artistique par les jeunes adultes.
Une merde en mauvaise santé est facilement reconnaissable.
Soit elle est trop liquide, voire même complètement liquide et apparait sous la forme d'une galette, soit elle est au contraire trop dure et apparait sous forme de multiples petites crottes ou pécoles agglomerées qui ont parfois tendance à se détacher.
La meilleure façon de définir l'état de santé d'une merde est d'en faire une boulette dans la paume de la main.
En effet, une merde en mauvaise santé est une merde avec laquelle on ne peut pas faire de boulette : une boulette de merde trop liquide ne tient pas, et une boulette de merde trop sèche s'effrite, c'est comme pour faire de l'enduit, il faut avoir le coup de main.
Dans de rares cas, et spécialement pour les colombins de chiens, la merde peut naître dépourvue de pigments (de couleur blanche), c'est alors une merde albinos, plus couramment appelée merde de laitier.
Comment évaluer l'âge d'une merde ?
Cela se passe en deux temps :
Premièrement on évalue sa température. Une merde bien fraiche est aux alentours de 38°C, puis elle refroidit progressivement en fonction de la température ambiante et de celle du support sur lequel elle est posée.
Après environ une heure, sa température se stabilise et il faut donc passer au second point pour évaluer son âge.
Pour cela on évalue sa consistance : plus une merde vieillit, plus elle s'assèche.
Une merde passe successivement de l'état de mollesse vers un état plus dur puis elle devient poreuse et enfin poudreuse avant de se décomposer.
La durée de cette métamorphose varie en fonction de l'humidité et de la température ambiantes, ainsi que de son état de santé à la naissance.
En été, une averse peut ainsi rajeunir une merde de quelques jours.
La couleur marron des selles résulte des pigments biliaires (dérivés de la bilirubine) déversés par la vésicule biliaire au cours de la digestion : ceux-ci sont formés par le foie et stockés dans la vésicule biliaire. Ils jouent un rôle de détergent pour émulsifier les graisses des aliments (comme le font les détergents utilisés pour laver les taches de graisse sur les sols, sur les meubles ou sur les vêtements) et favorisent leur absorption.
La bilirubine est un pigment jaune, dont l'accumulation anormale dans le sang et les tissus détermine un ictère (ou " jaunisse "), qui peut relever de causes très diverses.
La bilirubine intègre le bol alimentaire au niveau de l’intestin grêle, avec les autres pigments biliaires. Elle est le principal pigment des fèces, responsable de leur couleur jaunâtre.
Les matière fécales ou fèces sont des matières non absorbables par l’organisme, formées par les résidus de la digestion et excrétées au terme du transit digestif.
Elles sont composées pour 80% d’eau et pour 20% de matières sèches. Une selle normale pèse 100 à 150 grammes. La forme, la couleur et l’odeur des fèces n’ont en général pas une grande signification pathologique.
Les matières sèches qui composent les matières fécales sont :
-des composants alimentaires indigérables, en partie décomposés (principalement la cellulose)
-des cellules épithéliales desquamées de la muqueuse intestinale
-du mucus
-des bactéries (environ 10 milliards par gramme de selles)
-de la stercobiline qui est formée dans l’intestin par la transformation du pigment biliaire bilirubine et qui donne leur couleur brunâtre spécifique aux selles
-des produites de fermentation et de putréfaction qui proviennent des processus de décomposition dans le gros intestin et qui sont responsables de l’odeur désagréable des selles
-des produits de détoxification : les médicaments, les toxiques et leurs produits de dégradation ainsi que d’autres produits du métabolisme qui sont libérés par le foie dans l’intestin par l’intermédiaire de la bile.
Ah merde, merde divine, toi seule à des appâts, la rose à des épines toi merde tu n'en as pas, chantions nous à l'abri des oreilles des curés quand jeunes nous étions...
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